Lettre au Ministre de l’éducation nationale au sujet du CAPES de lettres classiques

Voici la lettre que nous avons adressée cette semaine à Vincent Peillon pour lui demander des précisions sur les modalités des nouveaux CAPES de lettres.

Besançon, le 10 mai 2013

M. Vincent Peillon, ministre de l’éducation nationale

Objet : Nouvelles dispositions relatives au CAPES lettres

Monsieur le Ministre,

Vous avez dévoilé récemment les nouvelles épreuves des Certificats d’Aptitude au Professorat de l’Enseignement du Second degré (CAPES). Parmi elles, nous trouvons un « CAPES lettres » qui se distingue en deux options, d’une part « lettres classiques » et d’autres part « lettres modernes ».

Nous voulons d’abord affirmer notre ferme opposition à ce projet de décret qui subordonne, bien que les deux filières gardent des classements distincts, les lettres classiques aux lettres modernes. Pourquoi ne pas simplement garder un CAPES de lettres classiques comme c’était jusqu’à aujourd’hui le cas ? Certes il attire trop peu de candidats au regard de l’importance de ces disciplines, mais cela est sans doute dû au peu de considération dont fait preuve l’éducation nationale pour ces disciplines pourtant fondamentales.

Vous faites en outre une pareille annonce quelques jours après la publication du rapport du centre d’analyse stratégique du gouvernement préconisant de pouvoir choisir une langue ancienne comme deuxième langue vivante ou encore de rendre obligatoire un enseignement de langue ancienne en filière littéraire. Comptez-vous, Monsieur le Ministre, tenir compte des préconisations de M. Jean-François Pradeau ?

Par ailleurs, nous proposons, quant à nous, d’aller encore plus en avant en rendant obligatoire un enseignement de langue et culture antique dès le collège à raison de trois heures hebdomadaires afin de démocratiser réellement la culture antique et de donner les moyens aux classes les plus populaires d’acquérir les codes qui permettent de comprendre le monde moderne.

Enfin, que dire de Jean-François Pradeau qui, dans son rapport, précise que « l’État et l’école ont fait des choix discutables, dont nous ne sortirons que lorsque les langues anciennes ne seront plus confinées, y compris dans les filières littéraires les plus classiques, au rayon des options de second rang » ? Le constat parle ici de lui-même.

Subsistent de plus de nombreuses interrogations quant au CAPES lettres, que nous souhaiterions voir éclaircies par vos soins.

Cela concerne d’abord le statut des personnels lauréats de ce CAPES lettres : seront-ils certifiés de lettres ou bien de lettres classiques ou de lettres modernes ? Créer  un statut indifférencié entre lettres classiques et lettres modernes revient, en effet, à faciliter ensuite les déplacements et les mutations sur des postes indifférenciés, effaçant progressivement la spécificité lettres classiques par un glissement vers une fusion effective des deux options.

De même nous nous inquiétons de savoir quel jury évaluera les candidats de ce CAPES. Un tel jury exclura-t-il d’emblée les enseignants de lettres modernes pour ne pas prendre le risque qu’ils évaluent des candidats de lettres classiques alors qu’ils n’auraient pas nécessairement fait eux-mêmes du latin ?

Dans une pareille logique, nous nous étonnons également de voir un CAPES de corse maintenu à l’échelle nationale, ce qui sous-entend des correcteurs et un jury pour un seul poste ouvert à la dernière session, alors que le CAPES de lettres classiques disparaît. Or il nous semble qu’il y a plus de postes ouverts en lettres classiques qu’en corse.

Le choix du terme « option » est par ailleurs significatif, au contraire des CAPES de langues vivantes où celles-ci sont citées comme telles et non pas précédées de ce substantif. Cela laisse présager, bien que vous nous jugerez sans aucun doute pessimistes, de la disparition progressive de l’option lettres classiques au profit d’une épreuve orale de latin pour des candidats de lettres modernes.

Enfin comment justifiez-vous, Monsieur le Ministre, que deux tiers des élèves de seconde du lycée Henri IV, connu pour la qualité de son enseignement, suivent un enseignement optionnel de latin alors que l’on ferme ces sections dans les plus petits lycées et que le nombre de latinistes est en baisse ? Le lycée Henri IV semble avoir compris (serait-il malheureusement le seul ?) que le latin est le grec sont des enseignements primordiaux, qui sont nécessaires pour former les esprits de demain, non seulement en lettres, mais également en histoire, philosophie et sciences humaines ; quand l’éducation nationale s’y mettra-t-elle ?

Aussi, Monsieur le Ministre, nous ne pouvons que vous demander d’abandonner ce projet de décret afin de réhabiliter deux concours distincts. Nous demandons également que soient revalorisés le latin et le grec dans tout le système éducatif. Que préconisez-vous pour cela ?

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mes salutations les plus républicaines.

Estéban Piard

Nous attendons désormais une réponse de Vincent Peillon permettant d’apaiser nos inquiétudes.

Lettre à M. le ministre de l’éducation nationale au sujet du CAPES de lettres classiques en .pdf


Éloge funèbre du CAPES de Lettres Classiques

Il y a quelques jours, nous lisions le rapport du Centre d’Analyse Stratégique du Gouvernement nous parlant du devenir des Humanités et plus précisément du latin dans l’enseignement. C’était sans compter sur les nouvelles maquettes de CAPES que prévoient Vincent Peillon et son cabinet.

La lecture du projet de CAPES applicable à la rentrée prochaine est sans appel pour le CAPES de Lettres classiques qui disparaît purement et simplement et se transforme en une option d’un grand CAPES de "Lettres". Il est inadmissible que Lettres classiques et Lettres modernes ne bénéficient pas de deux concours distincts ; cela relève d’un profond mépris pour la culture greco-latine et l’enseignement des langues anciennes. Non, il ne convient pas de parler de "réorganisation" des concours mais bien de subordination de cette discipline qui, aux yeux du ministère, n’est sans doute pas assez utile pour mériter un concours à elle seule (qui dit absence de concours dit absence de jurys, de correcteurs etc. et donc moins de moyens à mettre en oeuvre.)

Quand on voit l’importance de cette culture antique dans notre propre culture, les réponses aux questions quotidiennes qu’apportent les auteurs de cette époque, le poids de tous les mythes antiques dans notre société, on ne peut que déplorer la mise sous tutelle de la filière Lettres classiques. On assiste ici à la mort programmée de l’enseignement de langues anciennes dans les établissements puisqu’il n’y aura plus de certifiés de Lettres classiques ou de Lettres modernes mais simplement de "Lettres", ce qui facilitera assurément les mouvements. Certains objecteront, non sans raison, que le niveau des candidats était faible ou encore que cette nouvelle maquette permet de leur donner des connaissances en littérature française ; la solution n’est cependant pas dans une exécution sommaire du concours Lettres classiques mais bien dans une réhabilitation pleine et entière de celui-ci, passant, comme nous le proposions, par une réhabilitation de l’enseignement du latin. Nicolas Sarkozy affirmait qu’il était inutile d’avoir lu La Princesse de Clèves pour devenir fonctionnaire, le parti socialiste met aujourd’hui en pratique ce qui est devenu le symbole d’un mépris pour la culture dite classique.

On ne peut que déplorer que l’avènement effréné du numérique, les méthodes purement constructivistes, l’organisation du savoir en compétences à maîtriser, le socle commun vu comme la seule voie de salut pour l’École conduisent à cet effritement d’une culture pourtant base de la communauté républicaine. Il s’agit ici d’un reniement, qui ne sera certes pas vu comme tel par un Ministère davantage occupé par la gestion de deniers que par l’instruction des adultes de demain, dont l’École républicaine ne devrait pas être fière. Et la faute revient à la fois aux logiques comptables de la Rue de Grenelle, que l’on espérait révolues avec l’arrivée de Vincent Peillon, et aux méthodes pédagogistes des Meirieu et autre SGEN et UNSA, qui s’immiscent chaque jour un peu plus à l’École et la conduisent, de l’intérieur, à sa propre ruine.

Le latin et le grec sont des enseignements primordiaux dans un monde en crise où les repères s’effondrent, il convient de se mobiliser pour les sauver. Ainsi le Collectif Méritez-le ne peut que demander la réhabilitation de deux concours distincts.


La question du latin dans le système scolaire

Le Centre d’Analyse Stratégique a récemment publié un rapport rédigé par Jean-François Pradeau, Professeur des Universités, et intitulé Les « humanités », au coeur de l’excellence scolaire et professionnelle dont l’écriture se veut source de « pistes pour l’enseignement des langues, de la culture et de la réception de l’antiquité. »

Jean-François Pradeau part du rapport Klein et Soler de 2011 qui précise que les humanités ont été progressivement oubliées au profit d’autres disciplines plus actuelles ; dès lors il semble marginal de rappeler l’importance de celles-ci et le « détour » qu’elles sont… L’exemple du latin est assez révélateur de l’état de l’enseignement des langues anciennes dans le système scolaire : le rapport montre que, entre 1999 et aujourd’hui, l’effectif des latinistes a diminué d’environ 80.000 élèves. Si le rapport souligne la bonne santé du cours de « langues et cultures de l’antiquité » (passons sur les termes…) au collège, les chiffres parlent d’eux-mêmes : les 435.000 collégiens latinistes ne sont plus que 68.000 lycéens latinistes ; dès la classe de troisième, les effectifs comment à chuter alors que l’option est censée être conservée par les élèves. Peut-on réellement parler d’études du latin dans ce cas précis ? Quand on sait que les cours de collège ne se résument pas à une étude de la langue latine mais comportent également un aspect civilisationnel non négligeable, cela paraît difficile. La conclusion n’en demeure pas moins réaliste : « Il y a une part considérable d’illusion dans les chiffres très élevés de latinistes. »

graph 1 effectifs

Source : rapport du CAS

Le travail d’apprentissage échoue donc logiquement aux Universités qui, en première année, doivent proposer des enseignements pour débutants qui consistent en une initiation simpliste à la langue. Ces enseignements normalement réservés à des étudiants n’ayant jamais fait de latin sont pourtant appréciés des étudiants déjà latinistes qui y voient, pour la plupart, un moyen de se reposer sur leur acquis et d’obtenir de bons résultats à la fin du semestre. Dès lors les accents quelque peu nostalgiques du rapporteur qui souligne que « les langues anciennes inscrivent dans notre propre langue une forme d’altérité et d’héritage, lorsque l’on comprend d’où vient notre langue et sur quoi elle repose ; et elles inscrivent dans la perception que nous avons de nous-mêmes un rapport à des ancêtres, à des parents qui avaient des exigences et qui ont fait des œuvres » semblent bien vains au regard de la situation du latin et du grec dans le système scolaire.

Les propositions avancées ont le mérite d’être audacieuse eu égard de la philosophie qui gouverne aujourd’hui l’École. Ainsi le collectif Méritez-le soutient pleinement l’idée de pouvoir choisir une langue ancienne comme deuxième langue vivante. De même nous pensons qu’un enseignement de langue et culture de l’Antiquité doit être obligatoire en filière littéraire, cela participe d’ailleurs pleinement d’une revalorisation de cette filière. Cependant il convient d’aller plus loin. Le collectif Méritez-le propose de rendre obligatoire un enseignement de latin à raison de 3 heures hebdomadaires dès la sixième et jusqu’à la fin de seconde afin de familiariser progressivement et de donner les rudiments de la langue pendant cinq ans aux élèves français. De même il convient de rendre obligatoire un enseignement de latin – voire de grec ancien – pour tous les cursus supérieurs littéraires : licence de lettres modernes, d’histoire et de philosophie. Que dire également de l’absence de latin au CAPES de Lettres Modernes ? Il convient de rendre obligatoire le latin pour tout étudiant se destinant à l’enseignement des lettres, mais aussi de la philosophie et de l’histoire par un retour d’un épreuve écrite aux CAPES de Lettres Modernes et de Philosophie et à l’agrégation d’Histoire.

Sans toutefois espérer que les latinistes deviennent de parfaits managers ou voir dans le monde de l’entreprise le salut des « humanités », comme le laisse entrevoir le rapport, nous ne pouvons qu’approuver Jean-François Pradeau expliquant que « l’État et l’école ont fait des choix discutables, dont nous ne sortirons que lorsque les langues anciennes ne seront plus confinées, y compris dans les filières littéraires les plus classiques, au rayon des options de second rang. »

 La notion de « demande d’humanités » sur laquelle se base une partie du rapport (les entreprises cherchent maintenant des étudiants capables d’écrire et de penser) semble contestable. Les filières littéraires mènent encore majoritairement à des concours de la fonction publique et les écoles de commerce préfèrent les étudiants des classes préparatoires, pluridisciplinaires, aux étudiants de faculté. De même, peut-on parler de « demande » de la part des élèves ? Assurément non. C’est pour cela qu’il convient d’imposer le latin, au moins en collège, afin de donner à chaque élève la possibilité de s’élever par une bonne maîtrise de la culture antique et de ne plus faire du latin une option de regroupement, et par conséquent de détermination, pour les classes sociales les plus élevées.

Faisons retour – ce « détour » –à la culture antique et rapidement, afin de mieux cerner le monde et les enjeux de demain.


Lettre ouverte à Madame Fioraso sur les CPGE

Madame le Ministre,

Vous avez esquissé récemment dans la presse les grandes lignes de la future loi d’orientation de l’enseignement supérieur et de la recherche, notamment concernant les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) qui ont fait l’objet de plusieures annonces importantes.

Vous semblez, Madame, dénoncer dans votre démarche une certaine sanctuarisation des classes préparatoires qui ne forment pas les étudiants à la recherche mais les font « bachoter » sur des concours. Permettez, Madame, qu’un ancien élève d’hypokhâgne vous apporte humblement des précisions : travailler en moyenne 50h par semaine ne se résume pas simplement en un bachotage de concours. Il est impossible de nier le fait que les concours soient le fil d’Ariane du fonctionnement des classes préparatoires, seulement la masse de travail exigée implique nécessairement une découverte d’horizons nouveaux et un approfondissement personnel. N’est-ce pas cela, aussi, que de faire de la recherche ?

Vous suggérez de rattacher systématiquement les CPGE aux Universités. Cela existe déjà Madame le Ministre. Lors de ma rentrée en hypokhâgne, l’ensemble de nos enseignants nous a dirigée vers la faculté de Lettres pour déposer un dossier d’inscription. Certains en ont profité dans le courant de l’année lorsqu’ils ont démissionné pour diverses raisons. Il existe déjà des liens, les CPGE ne sont pas des temples hermétiques à la vie extérieure Madame le Ministre. La majorité des étudiants de classes préparatoires paie donc déjà des frais d’inscription en faculté. Les classes préparatoires ont su évoluer d’elles-mêmes pour s’adapter. Cette mesure empêche seulement ceux, issus des classes sociales les moins élevées, fils, comme moi, de milieux modestes, qui pouvaient encore profiter d’un enseignement supérieur gratuit pendant deux années d’accéder à des études supérieures ouvrant sur des perspectives de poursuites importantes et leur donnant une chance d’intégrer une Grande Ecole.

Vous souhaitez en outre compliquer une organisation déjà chargée en CPGE en obligeant les étudiants à suivre des cours à la faculté. Peut-on raisonnablement faire cohabiter des étudiants préparant des partiels de fin de semestre de L2, autant dire une étape dans leurs parcours, avec des étudiants préparant le concours d’entrée aux Ecoles Normales Supérieures, palier dans leurs études qui conditionne leur avenir ? Cela n’a aucun sens. L’organisation du lycée est idéale et permet de traduire en faits la rigueur exigée par la préparation d’un concours d’un tel niveau. La faculté ne fait pas systématiquement l’appel, ne donne pas systématiquement des devoirs ; ces menus faits sont ces petites choses qui forgent l’excellence des classes préparatoires que vous voulez saper.

Votre objectif de « rattacher juridiquement les classes préparatoires aux universités » ne cache finalement ni plus ni moins qu’un profond mépris pour ce modèle trop souvent caricaturé sous couvert de dénonciation de l’élitisme. Oui, les CPGE offrent une formation d’excellence, oui, les CPGE sont le dernier levier de l’Ecole républicaine qui fonctionne encore aujourd’hui. En somme, ces annonces ne sont que le résultat de trente années de délitement progressif mais sûr de l’Ecole. Ce que ne dit pas votre projet, et que l’on brandit comme une menace de façon récurrente, est la volonté de fusion, à terme, de ces deux filières parallèles mais complémentaires dans leur façon d’aborder l’enseignement supérieur.

Pourquoi, Madame le Ministre, détruire ce qui forme réellement nos futurs citoyens ? Blanche Lochman, présidente de la Société des agrégés de l’université, a les mots qu’il faut pour l’exprimer : « Attention à ne pas détruire un modèle qui fonctionne. »


Communiqué #6

MERITEZ-LE !
collectif pour une refonte du Baccalauréat

C  O  M  M  U  N  I  Q  U  E
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sur les résultats du baccalauréat 2012

Les résultats provisoires de la session du baccalauréat 2012, dont a prit connaissance le collectif Méritez-le, appellent plusieurs réflexions.

Il apparaît d’abord que les résultats sont en hausse dans toutes les filières générale set technologiques (jusqu’à +3,4 points dans la filières technologique industrielle.) Cela traduit nettement le fait que le bac est aujourd’hui considéré, et à juste titre, comme «donné» par le Ministère de l’Education Nationale (que dire des 90,8 % de réussite au Bac S lorsqu’on connait les consignes de corrections du Ministère ?)

Le Ministère précise toutefois qu’«avec 84,5% d’admis, le taux de réussite global au baccalauréat présente une légère baisse (- 1,1 point) par rapport à la session 2011.» Cette remarque met en évidence le fait que, malgré l’augmentation dans chacune des filières, exceptée la filière professionnelle, la session 2012 est moins réussie que la précédente. Il est donc grand temps que le Ministère réfléchisse avec attention sur les conditions, le contenu ainsi que la valeur du baccalauréat.

Enfin, il est important de relever la chute de 5,6 points du taux de réussite au baccalauréat professionnel. Et le Ministère de préciser que «ce résultat souligne que de trop nombreux élèves n’atteignent pas le niveau requis», bien que la solution ne soit pas «des adaptations des parcours» comme il est suggéré mais une véritable refonte de la manière d’enseigner et des exigences de l’Education Nationale, ce sur quoi le collectif Méritez-le sera vigilant.

à Besançon, le 15 juillet 2012

Le Président

M. Estéban Piard

Le communiqué est également disponible en format .pdf
Communiqué #6


APPEL AUX CORRECTEURS DU BACCALAUREAT 2012

Le collectif Méritez-le lance un tract afin d’appeler les correcteurs de la session 2012 du Baccalauréat à ne pas tenir compte des consignes laxistes du Ministère et des Rectorats et à revenir à une notation juste, digne d’un niveau de terminale.

Vous trouverez ci-dessous une copie du tract à diffuser très largement ainsi que le tract au format .pdf à télécharger et diffuser.

MERCI DE DIFFUSER TRES LARGEMENT CE TRACT A TOUTE LA COMMUNAUTE EDUCATIVE !

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Le tract en format .pdf :

Appel aux correcteurs


Communiqué #5

MERITEZ-LE !
collectif pour une refonte du Baccalauréat

C  O  M  M  U  N  I  Q  U  E
-
sur le nouveau gouvernement

Le collectif Méritez-le a pris connaissance de la composition du nouveau gouvernement hier soir.

Il tient tout d’abord à féliciter M. Vincent Peillon pour sa nomination au Ministère de l’Education Nationale et est heureux de voir un ancien professeur, agrégé de philosophie, nommé à ce poste. Il est cependant regrettable que le Président de la République ne souhaite pas revenir à une « Instruction publique », qui apparaîtrait comme un message fort sur la politique envisagée.

Il semble également légitime de se questionner sur la nomination d’ un «ministre déléguée à la réussite éducative », Mme. George Pau-Langevin. Quel est précisément le but de cet intitulé qui semble plus que flou ? Le pléonasme de l’intitulé de ce Ministère appelle en effet de nombreuses questions qui restent pour le moment sans réponses.

Le collectif Méritez-le espère que ce nouveau Ministère favorisera un redressement urgent de l’Ecole et du système éducatif.

à Besançon, le 17 mai 2012

Le Président

M. Estéban Piard

Le communiqué est également disponible en format .pdf
Communiqué #5